Les témoignages qui suivent ont été publiés avec l’accord de leurs auteurs. Ils reflètent des parcours singuliers et ne prétendent pas décrire toutes les formes que peut prendre un accompagnement spirituel.
Cela fait deux ans et demi que j’ai demandé à Sœur Marie-Liesse si elle pouvait m’accompagner dans mon chemin spirituel. Je viens d’un milieu familial athée et j’avais besoin de repères pour m’aventurer dans ce domaine… Lire la suite
Elle a accepté et, depuis, nous nous rencontrons en visioconférence une fois par semaine pendant une heure.
Au bout d’un an d’accompagnement, j’ai décidé de m’engager plus sincèrement dans ma vie spirituelle. J’ai mis en place deux temps par jour consacrés au retour au silence intérieur, en m’appuyant sur la lecture de passages de la Bible. Lors de ces temps, je m’arrête et je porte mon attention sur des versets, des phrases ou des mots qui me touchent intimement et profondément. J’ai été guidé dans la mise en place de cette pratique, en respectant avec prudence mon rythme.
Lors de nos rencontres, nous commençons par une demi-heure de prière qu’elle partage à partir du verset du jour de la Bible. La deuxième demi-heure est consacrée à l’écoute de ce que je souhaite partager.
J’ai souhaité commencer par un temps de prière avant de poursuivre avec un temps d’échange, mais l’accompagnement peut s’adapter aux besoins de chacun. Au début de notre accompagnement, nous consacrions toute l’heure à l’échange.
Le temps de prière me permet de plonger dans une certaine profondeur de mon être. Je le vis aussi comme un temps de communion entre êtres humains, en compagnie de la présence divine.
Ces temps de rencontre me permettent d’accorder le son de mon instrument sur la note juste, car je la perds régulièrement dans le tourbillon des événements de la vie.
Le temps d’échange me guide sur plusieurs aspects. Les questions qui me sont posées m’aident à clarifier et à remettre de l’ordre dans ce qui m’habite. Sœur Marie-Liesse illustre ce que je lui partage par des références bibliques qui offrent une lecture symbolique et existentielle. Ces éclairages entrent plus facilement en dialogue avec mon être profond qu’avec ma conscience ordinaire, qui n’en perçoit pas toujours le sens sur le moment.
Un autre aspect qui me donne de la force après chaque séance est de prendre conscience, à travers nos échanges, de tout ce qui manifeste la vie en moi.
Au tout début de notre rencontre, j’avais déjà engagé depuis plusieurs années un travail psychologique dans lequel je m’investissais beaucoup. Ce travail m’apportait des éclairages sur moi-même, mais il pouvait aussi accentuer mon activité psychique et me conduire à l’épuisement. Depuis un an et demi, j’ai décidé de réduire mon accompagnement psychologique (psychanalyse) à une séance par semaine au lieu de deux. Aujourd’hui, je constate que mon travail personnel repose sur une double hélice, spirituelle et psychologique, qui me paraît équilibrée. Les deux accompagnements se nourrissent mutuellement. Lorsque je surinvestissais la dimension psychologique de mon être, l’investissement des deux autres dimensions, spirituelle et corporelle, faisait défaut. D’où cette impression de stagnation et d’épuisement.
Au début de l’accompagnement spirituel, Sœur Marie-Liesse a attiré mon attention sur l’ouverture à mes sensations corporelles. J’ai appris ce que signifie « être dans son corps ». L’approche méditative à partir de passages de la Bible m’aide beaucoup dans cette ouverture. Dès que j’ai pris conscience de l’existence de cette partie de mon être, le corps, je peux dire que j’ai commencé à avancer, à petits pas, dans ma psychanalyse comme dans mon accompagnement spirituel.
Depuis, je ne cesse de constater que des choses bougent à l’intérieur de moi, que la vie se déploie doucement et demande à sortir de terre.
A. 33 ans
« J’ai grandi dans la tradition catholique, mais dès mes 18-20 ans, je m’y suis intérieurement opposée. J’étais en colère contre les dogmes, les règles moralisatrices, l’enfermement qu’elle imposait. Je rejetais l’hypothèse même de “Dieu”, préférant une vision terre-à-terre et pragmatique… Lire la suite
Bien plus tard, grâce au yoga, j’ai renoué avec le corps, le souffle surtout, et le principe de Conscience.
Mais je refusais toujours l’idée de Dieu.
Avec le temps, j’ai appris à distinguer Dieu de l’Église. J’ai fait la paix. Et récemment, en écoutant l’intervention de Sœur Marie-Liesse sur la prière, j’ai compris qu’elle serait la clé pour que s’ouvre en moi un espace. Elle incarne ce que j’attendais de la religion : savoir accueillir, écouter l’autre quelle que soit sa vie, l’accompagner, le guider, sans chercher à le convaincre, sans juger.
Grâce à son accompagnement, j’entre désormais chaque jour dans une expérience qui n’est ni mystique, ni mentale, ou de pleine conscience, mais une expérience très concrète et simple : celle de la présence. Avec ce constat intérieur désarmant qu’au fond, rien ne se passe, et pourtant, Tout est là.
Depuis, je vis avec ce paradoxe : chaque matin, avant toute chose, je choisis de m’asseoir à l’écoute du silence, mais je vois que cette décision s’impose à moi avec une évidence telle que ça me dépasse.
C’est ce mystère du rituel que j’aspirais à ressentir.
Et si on m’avait dit il y a 30 ans que j’écrirai un jour ce témoignage, je ne l’aurais pas cru. Infinie gratitude pour la Vie et ses rencontres 🙏 »
Stéphanie, 52 ans.
