« Une vie qui n’a pas de centre, c’est une vie qui n’a pas de sens. La paix (hésychia, pour les Grecs, shalom, pour les Juifs, shanti pour les Indiens), c’est d’être entièrement là…
Faites quelque chose sans être centré (distrait), faites la même chose en étant centré (attentif) – voyez la différence ! L’important, quelle que soit notre pratique, c’est d’être centré. (…)
Le centre n’est pas un point particulier du corps, mais une ouverture, un espace dans lequel nous accueillons tout ce qui est, avec lucidité, gratitude et compassion. Se tenir là où se tient l’astre, ou l’acte immobile, l’acte pur et premier, selon Aristote, « qui fait tourner la terre, le cœur humain et les autres étoiles »… Si ce n’est pas l’Amour, ça lui ressemble… » Jean-Yves Leloup, L’Assise et la marche, Albin Michel, 2011
Le Souffle de l’Esprit
« Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Evangile de Jean, 3, 8
Celui qui prie n’est jamais totalement seul
« Un premier lieu essentiel d’apprentissage de l’espérance est la prière. Si personne ne m’écoute plus, Dieu m’écoute encore. Si je ne peux plus parler avec personne, si je ne peux plus invoquer personne – je peux toujours parler à Dieu. S’il n’y a plus personne qui peut m’aider – là où il s’agit d’une nécessité ou d’une attente qui dépasse la capacité humaine d’espérer, Lui peut m’aider. Si je suis relégué dans une extrême solitude… ; celui qui prie n’est jamais totalement seul. » Benoît XVI, Spe Salvi, 32
